NOUVELLE TRADUCTION CANADA
Célébrons le grand théâtre canadien dans les deux langues officielles et autres!
Projects 2026
Découvrez les œuvres phares des créateurs*trices de théâtre canadiens, rencontrez les auteurs*trices et leurs traducteurs*trices, et participez au processus de nouvelle traduction.
blood.claat (Trilogie Sankofa, 1re partie)
Par d’bi.young anitafrika
Traduit en français par Djennie Laguerre
Traduit de « blood.claat »
Août 2026
Toronto, ON
En collaboration avec Le Théâtre français de Toronto (TfT)
En savoir plus
emportés sur la crête d’une vague
Par David Yee
Traduit en français par Maryse Warda
Adapté de « carried away on the crest of a wave »
Octobre 2026
Montréal, QC
En collaboration avec Le Centre des auteurs dramatiques (CEAD)
En savoir plus
Vers un théâtre véritablement national, dans les deux langues officielles et au-delà!
Tous les trois ans, quatre ou cinq dramaturges canadiens écrivant dans les deux langues officielles (le français et l’anglais) sont nominés pour le Prix Siminovitch, la plus haute distinction théâtrale du Canada. Chacun de ces dramaturges, sélectionné par ses pairs, incarne une figure de proue de la dramaturgie canadienne.
Ce projet indépendant est né du constat que les œuvres des dramaturges nominés pour le Prix Siminovitch 2020 et leurs contributions à la culture canadienne n’étaient pas disponibles dans les deux langues officielles. Nous imaginons une communauté théâtrale véritablement nationale où les œuvres d’artistes canadiens de différentes langues et régions sont accessibles et mises en valeur auprès des publics de tout le pays.
Karine Ricard dans la première francophone de Crawlspace, pièce écrite par Karen Hines et traduite par Mishka Lavigne. Théâtre français de Toronto (2024) | Photo : Mathieu Taillardas
Rencontrez les auteurs*trices de théâtre
Chaque œuvre est une voix, une approche formelle et une vision uniques de l’expérience canadienne.
Nous avons contacté chacun des auteurs*trices dramatiques nominés pour le Prix Siminovitch, qui ont tous partagé notre enthousiasme pour ce projet. Ils ont chacun sélectionné une pièce de leur œuvre pour qu’elle soit traduite. Ces œuvres reflètent la diversité des principaux auteurs dramatiques canadiens, issus de différentes régions, d’expériences de vie variées et d’héritages culturels et linguistiques divers, et couvrent l’ensemble de leur carrière, depuis leurs premières œuvres remarquées jusqu’à leurs créations récentes.
Auteurs*trices de théâtre nominés pour le Prix Siminovitch :
2023 : d’bi.young anitafrika (Toronto), Mishka Lavigne (Ottawa/Gatineau), Berni Staplton (St. John’s) et David Yee (Toronto)
2020 : Carmen Aguirre (Vancouver), Tara Beagan (Calgary), Martin Bellemare (Montréal), Karen Hines (Calgary) et Annick Lefebvre (Montréal).
Auteurs*trices de théâtre
2023 – 2026
Berni Stapleton
Autrice:
Offensive to Some
d'bi.young anitafrika
Autrice:
blood.claat
David Yee
Auteur:
carried away on the crest of a wave
Mishka Lavigne
Autrice:
Granite

Berni Stapleton
Offensive to Some
Berni Stapleton est dramaturge, auteure et actrice. Elle est la directrice artistique de Girl Power Inc. Elle est codirectrice artistique du Grand Falls-Windsor Theatre Project. Elle a passé sa carrière à créer du théâtre ravissant dans des endroits inattendus. Près de quarante de ses pièces ont été produites professionnellement au Canada et ailleurs, y compris en Irlande, au Royaume-Uni et à New York. L’emblématique Offensive to Some, Woman in a Monkey Cage, Brazil Square, et The Pope and Princess Di, comptent parmi ses créations. Bernardine a été écrivain en résidence à la Memorial University en 2019 et y a développé et enseigné son premier cours d’introduction à la dramaturgie. Elle développe présentement un nouveau spectacle solo intitulé Antidote for Life: Memory, Madness, and the Performing Artist. She lives in St. John’s with rescue beagles Georgie Girl and Tiggy Duff.
« J’écris sur les gens ordinaires de Terre-Neuve-et-Labrador qui recèlent des histoires extraordinaires. Je note leurs noms. Je suis attirée par les pièces en monologue qui révèlent des confidences intimes. Je suis fascinée par les histoires tombées dans l’oubli, en particulier celles des femmes. Écrire des pièces, c’est donner la parole à d’autres. » – Berni Stapleton

d'bi.young anitafrika
blood.claat
d’bi.young anitafrika, dramaturge, activiste et spécialiste de renom du théâtre canadien, est célèbre pour des pratiques théâtrales transformatrices qui prônent la justice sociale. Fxmme africaine-Xaymacaine-Tkarontonienne non-binaire, son oeuvre, y compris les trilogies acclamées Sankofa, Orisha et Ibeyi, fait preuve d’un engagement inlassable envers les formes théâtrales féministes queer noires, tout en brisant l’oppression coloniale systémique. Parmi ses nombreuses distinctions, mentionnons son couronnement, à trois reprises, ainsi que ses multiples nominations aux prix Dora, un prix KM Hunter pour le théâtre, et un prix Global Leader in Théâtre and Performance du Arts Council England.
Au-delà de l’écriture,d’bi.young a accompagné des centaines de dramaturges-interprètes émergents sur leurs parcours professionnels vers les rangs de chefs de file de l’industrie par le biais du Watah Théâtre, création de d’bi.young dont iel assume aussi la direction artistique. La Méthode Anitafrika , une pratique de performance décoloniale est également sa propre conception, et est appliquée à l’échelle nationale et mondiale dans des espaces comme le Soulpepper Theatre et les Nations Unies.
Actuellement candidate au doctorat, d’bi.young est en voie de compléter la première monographie sur les pédagogies transformatrices des fxmmes noires qui créent du théâtre au Canada.
« Chaque texte que j’écris est un acte de résistance, un acte d’amour, un contre-récit qui vise à ébranler les systèmes oppressifs ; il s’agit de créer des espaces sûrs et propices à la guérison, tout en affirmant nos identités. »
– d’bi.young anitafrika

David Yee
carried away on the crest of a wave
David Yee est un dramaturge et acteur de race mixte (moitié chinois, moitié écossais), né et élevé à Toronto. Il est le cofondateur et le directeur artistique de la fu-GEN Theatre Company, la première compagnie de théâtre professionnelle canado-asiatique du Canada. Acteur et dramaturge nominé aux prix Dora Mavor Moore, ses œuvres ont été produites à l’international et au Canada. Il a été nominé à deux reprises aux Prix littéraires du Gouverneur général pour ses pièces lady in the red dress et carried away on the crest of a wave, cette dernière ayant remporté le prix en 2015, ainsi que le prix Carol Bolt en 2013. Yee a été en résidence au Tarragon Theatre, au Factory Theatre, au Festival de Stratford ainsi qu’au Cahoots Theatre, et travaille souvent avec des institutions de formation théâtrale (ENT, Université de Toronto, la TMU) utilisant sa méthode unique de création théâtrale sur mesure afin de créer de nouvelles pièces pour les cohortes de finissant(e)s. Il enseigne actuellement la dramaturgie à l’Université de Toronto et a beaucoup travaillé au sein de la communauté canado-asiatique en tant qu’artiste et porte-parole.
« L’art que j’ai toujours pratiqué n’offre pas de réponses toutes faites. Il nous pousse plutôt à poser de meilleures questions. Il explore ce qui est essentiel dans notre expérience, ce qui est urgent, ce qui est sincère. » – David Yee

Mishka Lavigne
Granite
Mishka Lavigne (elle) est autrice, scénariste et traductrice littéraire. Ses textes ont été produits et développés au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie, en Haïti et au Mexique.
Son texte Havre, créé à la Troupe du Jour (Saskatoon) a remporté le Prix du Gouverneur Général en 2019. Copeaux, produit par le Théâtre de Dehors (Ottawa), a remporté ce même prix en 2021 en plus du Prix Jacques-Poirier. Murs, produit en format balado par Transistor Médias, Créations In Vivo et le Théâtre populaire d’Acadie s’est attiré des honneurs en France, et sera porté à la scène en 2023.
Mishka écrit aussi en anglais. Son texte Albumen, produit par TACTICS en 2019 (Ottawa), est récipiendaire du QWF Playwriting Prize et on a récemment pu voir Shorelines (TACTICS) en 2023.
Autant vers le français que vers l’anglais, Mishka signe près d’une vingtaine de traductions de théâtre, de prose et de poésie.
« Je m’intéresse à l’humanité de mes personnages, à leurs émotions, leurs pensées, leurs solitudes et leurs détresses. Je choisis de passer par l’intimité et l’intériorité des personnages pour les faire parler de choses plus grandes qu’eux. Je veux que les humains dans la salle puissent reconnaître ce qui est humain sur scène parce que c’est en ayant accès à cette humanité que le public vit une transformation. » – Mishka Lavigne
Tou·te·s les Canadien·ne·s méritent d’avoir accès à ces œuvres.
Chaque œuvre incarne une voix unique, une approche formelle singulière et une vision particulière de l’expérience canadienne. Nous estimons que tous les Canadiens méritent d’avoir accès à ces œuvres.
Les pièces nominées et lauréates sélectionnées par leurs auteurs pour être traduites sont :
2023 : blood.claat de d’bi.young anitafrika, carried away on the crest of a wave de David Yee, Granite de Mishka Lavigne et Offensive to Some de Berni Staplton.
2020 : Anywhere But Here de Carmen Aguirre avec des raps créés en collaboration avec Shad Kabango, ColoniséEs d’Annick Lefebvre, Crawlspace de Karen Hines, free as injuns de Tara Beagan et Moule Robert de Martin Bellemare.
ColoniséEs de Annick Lefebvre , Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (2019) | Photo: Valérie Remise
Traductions 2023 – 2026
blood.claat
(Trilogie Sankofa, 1re partie)
Par d’bi.young anitafrika
Traduit en français
par Djennie Laguerre
Traduit de
« blood.claat »
En collaboration avec
Le Théâtre français de Toronto (TfT)
emportés sur la crête d’une vague
Par David Yee
Traduit en français
par Maryse Warda
Traduit de
« carried away on the crest of a wave »
En collaboration avec
Le Centre des auteurs dramatiques (CEAD)
Granite
Par Mishka Lavigne
Traduit en anglais
par David Gagnon Walker
Traduit de
« Granite »
En collaboration avec
Touchstone Theatre
Malaisant
Par Berni Stapleton
Traduit en français
par Sonya Malaborza
Traduit de
« Offensive to Some »
En collaboration avec
Théâtre populaire d’Acadie
d’bi.young anitafrika en blood.claat, The Theatre Centre 2025 | Photo : Selina McCallum
blood.claat (Trilogie Sankofa, 1re partie)
Par d’bi.young anitafrika
Traduit en français par Djennie Laguerre
Traduit de « blood.claat »
« Une pièce brillamment écrite et interprétée… l’histoire drôle, forte et émouvante d’une jeune Jamaïcaine… qui figure parmi les meilleures productions actuellement à l’affiche à Toronto. » – Jerry Wasserman, www.Vancouverplays.com
blood. claat est une histoire de femmes et de sang ; le sang de la vie et le sang de la mort, tels qu’ils sont vécus à travers le parcours de mudgu sankofa, une adolescente de quinze ans. shx -elle est entourée d’un héritage de personnalités : de granny à axntie, en passant par njoni black, stamma, ogun et pearl johnson, qui ont tous·toutes un rapport au sang qui leur est propre. mudgu négocie le genre, la classe sociale, la race et la sexualité à travers sa relation intime avec son propre sang. La nature inévitable des cycles fait de blood claat / caillot sanguin : une résistance à l’oppression coloniale. Une danse cérémonielle. Un chant de libération. Un poème allongé dub. Le dub héâtre incarné.
blood.claat se yon istwa Fam womxn ak san; san lavi ak san lanmò jan yo te fè eksperyans nan vwayaj la nan mudgu sankofa kenz ane fin vye granmoun. shx antoure pa yon eritaj pèsonalite: soti nan granmè a axntie ak njoni nwa ak stamma ak ogun ak pèl johnson, ki tout gen rapò ak san sou pwòp kondisyon yo. mudgu negosye sèks, klas, ras, ak seksyalite atravè relasyon entim hxr ak pwòp san hxr. nati a inevitab nan sik fè san.claat yon rezistans nan opresyon kolonyal. yon dans seremoni. yon chant liberashun. yon powèm dub alonge. dub teyat incorporée.
emportés sur la crête d’une vague
Par David Yee
Traduit en français par Maryse Warda
Traduit de « carried away on the crest of a wave »
« … une pièce de théâtre canadienne qui repousse les limites et fait fi des conventions. »
– Lynn Saxberg, Ottawa Citizen
Avec en trame de fond le Tsunami de décembre 2004 dans l’Océan indien, David Yee a imaginé neuf récits, neuf courtes pièces, comme autant de fables parfois toutes simples, parfois métaphysiques qui déferlent, ondulent et nous emportent loin très loin…
La science, le mysticisme, le cynisme, la sexualité, la mort et le hasard se déploient et se répondent, pour nous mener à une vérité toute simple et profondément humaine : nous sommes tous liés – aucun de nous n’est seul.
PRIX
- Lauréate du prix Carol Bolt 2013
- Lauréate du Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie Théâtre 2015
Première en anglais de la pièce « Havre » de Mishka Lavigne, lauréate d’un prix GG, au Jericho Arts Centre (2022)
Granite
Par Mishka Lavigne
Traduit en anglais par David Gagnon Walker
Traduit de « Granite »
« Les pièces qui nous marquent durablement, qui évoquent des images dont on ne parvient pas à se défaire, sont celles que l’on revisite pour mieux comprendre nos peurs et ces vérités difficiles qu’il est plus facile de balayer que d’affronter. »
– Jury du Prix QWF d’écriture dramatique
Granite est la première pièce du nouveau « Triptyque gothique boréal » de Mishka Lavigne. Couvrant tout le pays, ce triptyque explore les tensions et l’angoisse qui règnent entre le surnaturel, la nature et les structures humaines. D’une vieille maison délabrée où vit une lignée de femmes sur plusieurs générations à un père et sa fille dans une tour de guet au bord d’un lac, en passant par un botaniste dans une station de recherche du Nord – les feux brûlent, le passé hante, et l’obscurité du début de l’hiver menace de tout ensevelir sous la neige.
Il y a la maison dans la forêt, où habitent les femmes. Il y a la carrière de laquelle on arrache des pierres, où travaillent les hommes. Il y a l’orignale blanche, entre les arbres. Et il y a celle qui disparaît.
Berni Stapleton dans *Offensive to Some*, RCA Theatre Company (1997) | Photo : Justin Hall
Malaisant
Par Berni Stapleton
Traduit en français par Sonya Malaborza
Traduit de « Offensive to Some »
« “Offensive to Some” est une pièce que tout le monde devrait voir… Le message percutant de Berni Stapleton continue de faire mouche depuis plus de 20 ans » – Wendy Rose, The Telegraph (2017)
Offensive to Some est une pièce de théâtre puissante qui se déroule principalement dans une cellule de prison, où la protagoniste revient sur son expérience de la violence conjugale et sur les conséquences tragiques qui l’ont conduite à être incarcérée pour avoir tué son mari violent. La pièce aborde des thèmes difficiles mais importants tels que la violence faite aux femmes, la survie et l’autonomisation, à travers un scénario à l’humour noir mais poignant. Elle met en lumière la résilience des survivantes et remet en question les attitudes de la société face à la violence conjugale. Le récit mêle perspectives historiques et contemporaines, tissant des récits qui révèlent les cycles de la violence et la force nécessaire pour s’en libérer.

Jack Paterson
Co-fondateur et Producteur créatif
Jack Paterson (il, lui) est un traducteur, créateur, metteur en scène, dramaturg et producteur issu de Vancouver. Sa pratique l’a amené à voyager au Canada, au Royaume-Uni, en Europe et partout dans le monde. Son travail inclut autant des créations au plateau que des œuvres multidisciplinaires, interculturelles et multilingues. Jack s’intéresse aussi à la création de nouveaux textes et aux approches contemporaines aux textes classiques. Il est récipiendaire du Ray Michal Body of Work Award, du prix de la Fondation Cole pour les traducteur·trice·s émergent·e·s et du John Moffat & Larry Lillo West Coast Artist Award. Ses traductions vers l’anglais incluent The Ballad of Georges Boivin de Martin Bellemare, The Naughty Children’s Bedtime Stories de Étienne Lepage, Kiwi de Daniel Danis et Horses from Heaven Fall in a Rain of Ash de l’autrice iranienne Naghmeh Samini. (Iran).

YOLANDA FERRATO
Co-fondateur
Yolanda Ferrato (elle) est une traductrice, artiste de théâtre et travailleuse culturelle basé en Nouvelle-Écosse. Elle a travaillé comme artiste associée au London/Québec Culture Festival avec qui elle a mis en scène la première britannique du Ventriloque de Larry Tremblay et pour qui elle a traduit Porc-épic de David Paquet. En tant que gestionnaire culturelle, elle a travaillé avec Tarragon Theatre et Driftwood Theatre et a agi à titre de productrice pour Gargantua Theatre lors de leurs productions chez Theatre Passe Muraille, Factory Theatre et Summerworks. Elle est aussi autrice et collaboratrice pour New Dramaturgies : International Perspectives on Theory and Practice, publié en 2014 chez Methuen Drama.

Johanna Nutter
Co-fondateur et Producteur créatif
Johanna Nutter (elle, euro-colonneuse, artiste multidisciplinaire) a développé sa passion pour la traduction grâce au théâtre : comptant parmi les rares artistes de théâtre bilingues, elle a interprété des rôles principaux au Centaur et à La Licorne. Johanna est connue pour sa pièce solo *my pregnant brother/mon frère est enceinte*, qu’elle a traduite lors d’une résidence à Tadoussac, accompagnée de Linda Gaboriau. Le spectacle a fait l’objet d’une tournée au Canada et au Québec dans les deux langues, ainsi qu’au Royaume-Uni et en Belgique. Par la suite, elle a traduit les œuvres d’Annick Lefebvre (Barbed Wire), de Guillaume Corbeil (You’ll Go Looking for Her), ainsi que CHLORINE, un hybride entre ballet et théâtre de Florence Longpré et Nicolas Michon, qu’elle a également produit et mis en scène au Centaur, avec sa compagnie creature/creature.
LA TRADUCTION POUR LE THÉÂTRE
« Une langue différente est une différente version du monde. » (Federico Fellini)
Le processus de traduction théâtrale est parfois incompris. Professionnellement, on le classe comme de « traduction créative ». Plus qu’une simple substitution d’un mot pour un autre, le texte-source est un point de référence pour créer une œuvre également captivante dans une autre langue.
Avec plusieurs choix à faire qui vont au-delà du choix des mots le·la traducteur·trice créatif·ve s’appuie aussi sur une vaste connaissance des arts de la scène et une grande compréhension de la culture-cible.
En plus de créer de nouveaux rythmes, de nouvelles structures poétiques et de nouvelles métaphores, il n’est pas rare que de nouvelles scènes, de nouveaux scénarios et du nouveau texte soient créés. C’est un art profondément collaboratif, ce le rend unique. C’est un art où collaborent les cultures et les langues des populations sources et cibles, telles qu’incarnées par les artistes impliqués.
Traducteurs*trices 2023 – 2026
David Gagnon Walker
Translator (to English):
Granite
Djennie Laguerre
Translator (to French):
blood.claat
Maryse Warda
Translator (to French):
carried away on the crest of a wave
Sonya Malaborza
Translator (to French):
Offensive to Some

Djennie Laguerre
Traducteur*trice en français – blood.claat
Djennie Laguerre est comédienne, autrice et conteuse. Elle est diplômée du Stella Adler Conservatory of Acting de New York et titulaire d’un baccalauréat de l’Université d’Ottawa. Au théâtre, elle a notamment joué dans The Imaginary Invalid, Les Zinspirés I & III (Théâtre français de Toronto), Seventeen (Anonymous) et Women (Infintheatre). Elle est l’auteure, l’interprète et la traductrice de Rendez-vous with home ⁄ Lakay et Manman la mer/Mother Sea. Manman la mer (Catapulte Theatre, Ottawa), créée à Ottawa avant d’être présentée au Festival MASA en Côte d’Ivoire en mars 2020, a fait une tournée au Nouveau-Brunswick, à Saskatoon, à Montréal et à Québec de 2022 à 2024. Le spectacle a remporté les Prix Rideau en 2020 dans les catégories de Production de l’année et de Meilleure actrice. La version anglaise, Mother Sea, a fait ses débuts en février 2026, au Festival Undercurrent. Sa dernière pièce pour le jeune public, Taking Care of Maman, une production du Roseneath Theater et du Black Theater Workshop, a été traduite par l’auteure en français et en créole haïtien ; Prendre soin de maman partira en tournée dans les écoles, en français et en anglais, à l’automne 2026 et à l’hiver 2027, de Montréal et de Toronto à Saskatoon. TCM est en tournée dans une école près de chez vous depuis l’automne 2024 et a valu à l’auteure une nomination au prix de la meilleure nouvelle œuvre pour le jeune public 2042. Depuis 20 ans, Djennie est artiste-éducatrice bilingue pour le Conseil des arts de l’Ontario, YPT et Theater Direct.

Maryse Warda
Traducteur*trice de français – – carried away on the crest of a wave
Née en Égypte où elle passe son enfance, Maryse arrive à Montréal à l’âge de 9 ½ ans où elle apprend l’anglais en regardant Happy Days. En 1991, le directeur du Quat’Sous, Pierre Bernard, non content d’en faire son adjointe, lui offre également la chance d’effectuer sa première traduction, Traces d’étoiles, de Cindy Lou Johnson. La pièce est couronnée d’un tel succès qu’elle marque le début d’une carrière aussi inespérée qu’inattendue.
Depuis, elle a effectué plus de 75 traductions. Son travail a contribué à faire connaître au public francophone québécois de nombreux auteurs canadiens, tels que Daniel Brooks, Kate Hennig, Daniel MacIvor, John Mighton, Morris Panych, Erin Shields et George F. Walker. Elle a également traduit des auteurs américains, britanniques, écossais et irlandais : Christopher Durang, Margaret Edson, David Greig, David Hare, David Mamet, Douglas Maxwell, Harold Pinter, Philip Ridley et Simon Stephens.
Son travail sur la série Motel de passage, de George F. Walker, reçoit en 2000 le Masque de la traduction et est en lice pour un prix du Gouverneur Général, mais c’est sa traduction de Toxique ou L’incident dans l’autobus, de Greg MacArthur, qui lui vaut cet honneur en 2011.
Plusieurs de ses traductions ont été publiées – L’Homme laid (Boréal), la série Motel de passage (vlb éditeur), Bye Bye Baby (L’instant scène), Traces d’étoiles (Lux), Toxique (Dramaturges éditeurs) – ou portées à l’écran par de réalisateurs chevronnés tels que Claude Desrosiers (Traces d’étoiles) et Louis Bélanger (Le Génie du crime).
En 2026, on pourra voir ses traductions des pièces À partir de là, de Joan Yago, à La Licorne et Parachute libre, de David Lindsay-Abaire au Rideau Vert.

Sonya Malaborza
Traducteur*trice en français : Malaisant (Offensive to Some)
Sonya Malaborza porte plusieurs chapeaux sur la scène littéraire au Canada atlantique, mais on la connaît peut-être surtout dans son rôle de traductrice littéraire. Depuis vingt ans, elle traduit des romans, des poèmes et des pièces de théâtre depuis l’anglais, et parfois depuis l’espagnol. L’accoucheuse de Scots Bay, sa traduction du roman The Birth House d’Ami McKay, lui a valu une nomination aux prix littéraire du Gouverneur général en 2021. Sonya est également autrice : son premier recueil, Prendre racine, a été récipiendaire du Prix Antonine-Maillet 2024. Dans son rôle d’éditrice, Sonya accompagne des auteurices et des traducteurices aux Éditions Prise de parole, où elle occupe le poste de codirectrice générale et directrice de l’édition. Malaisant (Offensive to Some) marque un retour à la traduction théâtrale, une forme qu’elle affectionne particulièrement.

David Gagnon Walker
Traducteur*trice en anglais – Granite
David Gagnon Walker est un auteur, interprète et traducteur né à Edmonton et basé à Toronto. Ses œuvres ont été jouées et développées dans différentes villes du Canada, ainsi que dans le cadre de résidences en Suède, en Finlande, en France, en Australie et aux États-Unis. La pièce de David, This Is the Story of the Child Ruled by Fear, a fait l’objet de nombreuses tournées et a été publiée par Playwrights Canada Press. Son tout dernier spectacle, I Would Prefer Not To, a été créé en janvier 2026 au High Performance Rodeo. Parmi ses autres projets récents, citons Premium Content (Major Matt Mason Collective), The Last Children (Curtain Razors Theatre) et la traduction anglaise de The Retreat de Gabrielle Chapdelaine (Imago Theatre). David est diplômé du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada.
Nouvelles:
Rayonner au Canada: Nouvelles commandes de traduction 2025
Carried away on the crest of a wave
Par David Yee
Traduit en français par Maryse Warda
Lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général 2015
Rayonner au Canada: Nouvelles commandes de traduction 2025
Offensive to some
Par Berni Stapleton
Traduit en français par Sonya Malaborza
Rayonner au Canada: Nouvelles commandes de traduction 2025
blood.claat
Par d’bi.young anitafrika
Traduit en français par Djennie Laguerre
Rayonner au Canada: Nouvelles commandes de traduction 2025
Granite
Par Mishka Lavigne
Traduit en anglais par David Gagnon Walker
Notre succès se mesure au succès de nos artistes
CRAWLSPACE
De Karen Hines | Traduit vers le français par Mishka Lavigne
Du 11 au 16 septembre 2023
ZONES THÉÂTRALES
CENTRE NATIONAL DES ARTS – NATIONAL ARTS CENTRE (Ottawa)
UNE CRÉATION DU THÉÂTRE FRANÇAIS DE TORONTO
Atelier: N’importe où sauf ici
de Carmen Aguirre | Raps créés avec Shad Kabango
Traduit vers le français par Emmanuelle Jimenez
en collaboration avec le Centre des auteurs dramatiques (CEAD)
QUI NOUS SOMMES
Une équipe de professionnel·le·s du théâtre, artistes et administrateur·trice·s, d’un océan à l’autre.
Yolanda Ferrato
Co-fondateur
(Nouvelle-Écosse)
Johanna Nutter
Co-fondateur et Producteur créatif
(Québec)
Jack Paterson
Co-fondateur et Producteur créatif
(Colombie-Britannique)
Rayonner au Canada
Nous remercions le soutien de
RECONNAISSANCE TERRITORIALE
Les activités liées à ce projet se déroulent sur les territoires traditionnels non-cédés de plusieurs Premières Nations et groupes autochtones du territoire que l’on appelle maintenant le Canada. Sont inclus, notamment, les Premières Nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Wauthuth (Vancouver, Colombie-Britannique), la Nation Kanien’kehá:ka (Montréal, Québec), la Confédération Blackfoot (Siksika, Kainai, Piikani), la Nation Tsuut’ina, les Premières Nations Îyâxe Nakoda ainsi que la Nation Métis (Région 3) (Territoire du traité 7, Calgary, Alberta), la Nation Anishinaabe-Algonquine (Ottawa, Ontario) et la Nation Mi’kmaq (Nouvelle-Écosse).
* Une reconnaissance territoriale ou foncière consiste à faire une déclaration reconnaissant le territoire traditionnel du ou des peuples autochtones qui ont élu domicile sur la terre avant l’arrivée des colons et qui, dans de nombreux cas, l’appellent encore leur domicile.
Pour plus d’information sur la Commission de la vérité et de la réconciliation du Canada, cliquez ici.

























